Baye Oumar Niass – Aider les personnes vulnérables à se procurer du minimum nécessaire pour rester chez soi.

Niass Oumar Amadou connu sous le nom de Baye Oumar Niass, née le 18 février 1986  à  Nouakchott

Baye Oumar Niass a fait ses études primaires et secondaires à l’école Et la vie, où il décroche le Brevet d’Etudes du Premier Cycle (BEPC) en 2002 avant d’obtenir le diplôme du Baccalauréat Scientifique Bilingue, Session Normale de 2007. Il poursuit les études supérieures à l’Institut Supérieur et de Comptabilité et d’Administration des Entreprises (ISCAE) sanctionnées par une Licence Professionnelle, Option Administration et Finance Locale.

 

Dans le cadre de son parcours académique, il s’initie et se perfectionne dans le milieu professionnel à travers divers Stages, notamment :

–    A La liaison maritime Dakar-Gorée effectué en 2010 au Sénégal

–    A la commune de Zouerate en 2011 au Tiris Zemmour

–    A l’ONG Ecodev en 2012 de Kaédi

–    A la Banque Mauritanienne pour le Commerce International (BMCI) en 2013 à l’Agence Carrefour.

Engagement  vie associative 

Pour parfaire ses connaissances théoriques et pratiques dans le domaine de la gestion, Il s’engage dans le mouvement associatif et crée avec ses semblables l’association Houboul Watane (Amour à la Nation) basé dans la commune de Sebkha.

 

Cette association s’inscrit dans le social, le civisme , la gouvernance locale et dans l’accompagnement des familles démunies  plus particulièrement des enfants vulnérables auxquels des dons de fournitures , des kits hygiènes et de la distribution  des vivres ont été leur cheval de bataille durant les premières années  en étroite collaboration avec des partenaires comme la BMCI (Banque Mauritanienne de Commerce International),  la CUN (Communauté Urbaine de Nouakchott), et l’ONG EL KARAMA pour soulager cette frange de la population.

 

C’est dans cette dynamique et rigueur sur le terrain qu’il initie avec les jeunes sortants de l’ISCAE (Institut Supérieur de Comptabilité et d’Administration des Entreprises), un projet de sensibilisation sur la pratique de la gouvernance locale financé par la coopération Allemande GIZ.

 

 

En 2015 il participe à un concours d’entrée pour le recrutement de la 15ème promotion à l’Université Senghor d’Alexandrie dont il était le seul jeune mauritanien retenu et boursier pour bénéficier de cette formation d’une durée de 2 ans sanctionné par le diplôme de Master en  Gouvernance & Management Public en Egypte. Il devient Opérateur direct de la Francophonie – Université Internationale de la Langue Française, au Service du Développement Africain.

 

Dès son retour au pays, il se lance dans la prestation intellectuelle et collabore avec quelques organismes tels que Caritas dans le cadre des renforcements des capacités des élus locaux et les membres du cadre de concertation communal au niveau 7 communes de Mbout. Par la suite par le  Cabinet International AGORA-Consulting pour la réactualisation des  PDC (plan de développement communal) dans les 30 communes des deux Hodh.

 

Par la suite, il fut recruté en tant que Chercheur Principal en Mauritanie pour la septième et huitième édition sur l’étude des Indicateurs d’Intégrité en Afrique Pour le compte de Global Integrity, une organisation non-gouvernementale à but non lucratif basée à Washington DC.

 

Actuellement il travaille au sein de  l’ONG ECODEV (école de développementen tant que Coordinateur d’antenne de l’ONG ECODEV-Kaédi.

 

Il est responsable de deux projets.

 

-La Promotion de l’entrepreneuriat des jeunes en milieu rural (PROJER) dont la zone d’intervention se trouve au niveau de Nouakchott- Kaédi et Kiffa où il a la responsabilité de former 200 jeunes sur les métiers ruraux et accompagnés 10 initiatives vers la création d’entreprise et mettre en place un club des jeunes entrepreneurs.

 

-La  Sécurité alimentaire formation insertion, résilience et l’emploi ; parcours d’insertion socioprofessionnelle vers l’emploi » (SAFIRE-PISE) qui intervient dans la zone du Gorgol au niveau de communes (Kaédi- Néré Walo- Djeol- Tokomadji- Ganki- Lexeiba et Tufundé Cive) où il a la responsabilité de former 120 jeunes et accompagnés 30 initiatives vers la création d’entreprise.

 

Engagement politique

 

Baye Oumar comptabilise 7 ans d’expériences politique, il est formé au sein de l’APP (l’alliance populaire progressiste) où il fût le secrétaire de la jeunesse au niveau du Ksar, il démissionne en 2008 et se concentre sur ses études. Et c’est en fin 2017 qu’il fût convoité par divers partis  comme le PDS (parti démocratique socialiste) et au final il s’engagera avec le PLEJ ( Parti pour la Liberté l’Égalité et la Justice).

 

Soucieux de la détérioration sur la gestion des ressources du pays et plus particulièrement à l’échelle communale de Sebkha, de nombreux jeunes cadres et diplômés chômeurs entre autres lui propose de se porter candidat à la mairie de Sebkha sous les couleurs du PLEJ, comptant des élections Municipales, Législatives et Régionaux de 2018, dont il occupe la 11eme place sur 45 candidats. Au vue des nombres de voix escomptés 276.

 

Une expérience extraordinaire de terrain, d’approche auprès des populations et de proposition d’action  via son programme. Il démissionnera de nouveau du fait du refus de son parti de s’aligner sur une seule candidature unique de l’opposition au presidentielle 2019. Refusant d’être un sujet politique Baye Oumar ne cesse de transgresser les règles du parti sur le modèle « Oui Chef ». Il apporte son soutien pour la candidature du Dr Ould Maouloud UFP aux élections présidentielles de 2019, ce qui lui a valu le surnom d’un nomade politique, et, actuellement il est membre actif du parti FRUD (Front Républicain pour l’Unité et la Démocratie) présidé par Diop Amadou Tijane.

 

A la suite de ce long parcours, il devient une personnalité publique convoité dans les débats et panels où sa principale préoccupation est l’implication des jeunes dans tout le processus décisionnel et la vie politique du pays.

 

Baye oumar ne cesse de rappeler aux jeunes qu’il faut: accepter de faire de la politique autrement ou demeurer sujet politique pour le restant de sa vie.

 

 

Questions reponses

 

Qu’est ce qui vous motive dans votre travail ? 

 

Ce que j’apprécie le plus sur mon métier c’est le sens de la responsabilité, rigueur, du partage et du tutorat des jeunes du Gorgol qui avaient tant besoin d’être écoutés et soutenus dans leurs démarches.

 

Sur la problématique de l’emploi, je voudrais lancer un appel à nos décideurs  pour créer plus d’emploi pour  la jeunesse Mauritanienne,  développer et accélérer les chantiers sur les filières de la transformation c’est à dire de la Production, Transformation, Conservation jusqu’à la Commercialisation pour plus d’impact socio-économique.

 

Quelles sont les personnes qui vous inspirent ?

 

J’ai été encadré et soutenu par le secrétaire exécutif de l’ONG ECODEV, M. Bah Ould Boucheiba qui n’a cessé de me booster à me perfectionner et à dépasser mes limites.

 

Mon mentor est l’actuel Ministre des affaires sociales de l’enfance et de la famille Dr KANE Néné Deffa qui ne cesse de me prodiguer des conseils.

 

Au delà de l’inspiration de ces personnes celle qui illumine mes pas et m’accorde son soutien indéfectible c’est ma Maman Marieme Bocar Gaye qui sans elle j’aurais ni la force et le courage de surmonter toutes mes épreuves

 

En tant que formateur, qu’est ce selon vous un entrepreneur?

 

Selon moi l’entrepreneur: C’est celui qui a du flair sur son environnement et sait saisir des opportunités et à la fin oser s’engager et prendre ce dont il  a besoin.

 

Votre passe temps ?

 

J’aime être  à côté de ma famille, échanger avec mes amis sur des projets d’avenir, suivre les débats télévisés et le football.

 

Votre conseil aux jeunes mauritaniens? 

 

Le conseil à donner aux jeunes c’est de ne jamais baisser les bras quelques soit le chemin épineux, refuser d’être attentiste, accepter de se former et mettre en exergue sa formation. Créer un réseau et mettre sur pied une ou des initiatives communes pour l’atteinte des objectifs.  Car selon moi,  l’impossible ne réside que dans une seule partie de notre cerveau.

 

J’exhorte à tous les jeunes qui ont la chance d’être former et épauler  de les transmettre à leurs semblables.

« On peut beau être un cadre, avoir de la notoriété mais si cela ne rime pas avec le sens du partage, de la responsabilité et d’un engagement digne de ce nom, ton humanisme reste à désirer».

 

Votre dernier message face à la pandémie Covid- 19? 

 

Mon dernier message face à cette pandémie COVID 19 dont notre cher pays n’est pas exclu j’implore le tout puissant Allah de nous donner la force morale de surmonter cette crise, d’appliquer les consignes de santé à la lettre, éviter tout rassemblement.

Aider les personnes vulnérables à se procurer du minimum nécessaire pour rester chez soi.

Mes pensées vont aussi à toutes ces personnes qui vivent dans les villages les plus reculés où le manque de poste de santé et d’eau potable, à nos détenus vue l’état de nos prisons.

Nous  devons  prendre acte et alléger leurs maux.

Laisser nos coeurs parler pour le bien de tous. Merci!